Porte-malheur
Une porte qui s’ouvre
Une autre qui se ferme
Et encore une
autre qui s’ouvre
Ça m’énerve
On ne dit rien
Les vers sont trop courts
pour écrire quelque chose de bien
Une lumière s’éteint
Le soir
Un pied qui se cogne contre le coin de l’armoire
Un cri de
douleur
Des pas boiteux au bout du
couloir
Un départ
Encore une
porte qui sort de nulle part
On attend
On lit solennellement pour
faire croire que l’on comprend
Une image
Des objets
banals sans fin qui s’étendent sur la page
Une maison dans le noir
On ne peut pas
entrer
Sans clés
Sans espoir
Sérieux où
sont mes clés
On les a eues ce matin
On ne les a plus
Il n’y a plus rien
L’ombre où
l’on attend le serrurier
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